Expirant encore le souffle dans mes poumons enflammés par la bise
Soufflement du vent, emporte une derniere larme qui se brise
Où doucement entre les arbres deracinés flottent mes rêves
Des draps de coton tapissent ce doux jardin d'hiver
Allant d'une racine a une autre, baigné de cette lumière
Violet est le son rude de la saison glacée
Ibernant encore dans un souffle cristalisé
Le hurlement gelé du vent tourbillone a travers les branches nues
Des larmes glacée, sur mes joues, il en a plut
Coulant comme ce sang, glissant entre mes doigt pétrifiés
Sentant ma douce finitude, dans mon âme empoisonnée
* * *
Le monde a peur de cette fin en soi, pleurant amerement son passé
Ma vie n'est qu'un long sanglot, qui flotte à travers les douloureux sentiers
Mémoires de ces souvenirs gélifiés, rechauffant doucement mon corps
Misérablement entouré de la chaleur de la douce mort
Ne sentant plus mes membres, recouverte du manteau d'hiver
Je me laisse recouverte par les draps blancs
Innondées de mes larmes rouges, sur mes joues coulant lentement
Coulant jusqu'au cieux, violette baignée de rouge est cette lumière







